Chapter 45 of 101
Après la fête
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Le domaine Veyron n'avait jamais semblé aussi silencieux.
Quelques heures plus tôt, les couloirs étaient remplis de voix, de musique et de centaines de personnes venues célébrer les huit cents ans de la Maison Veyron.
À présent, il ne restait presque plus rien de cette agitation.
Les chandeliers magiques avaient été éteints.
Les grandes portes de la salle de réception étaient ouvertes afin de laisser entrer l'air frais du matin.
Les serviteurs débarrassaient les dernières tables tandis que d'autres repliaient les décorations.
Les fleurs qui avaient orné la salle étaient soigneusement retirées des vases.
Certaines seraient conservées.
D'autres retourneraient dans les jardins.
Kael traversait tranquillement le couloir principal.
Il avait dormi quelques heures à peine, mais il ne semblait pas particulièrement fatigué.
Il s'arrêta devant une fenêtre.
Dehors, le soleil venait à peine de se lever au-dessus des arbres.
Le domaine paraissait presque différent.
Plus grand.
Plus calme.
Comme si la fête de la veille n'avait été qu'un rêve.
— Tu es déjà debout ?
Kael tourna la tête.
Ethan avançait dans le couloir, les cheveux légèrement désordonnés.
Kael le regarda.
— Oui.
Ethan bâilla.
— Pourquoi ?
— Je n'arrivais plus à dormir.
— Après une soirée pareille ?
— Justement.
Ethan s'appuya contre le mur.
— Moi, j'aurais pu dormir jusqu'à midi.
— Je sais.
— Tu dis ça comme si c'était un défaut.
— Ça l’est.
Ethan sourit.
— Tu deviens de plus en plus insolent.
— J'ai eu de bons professeurs.
— Lucian ?
— Entre autres.
Une voix arriva derrière eux.
— J'ai entendu mon nom.
Lucian avançait tranquillement avec une tasse à la main.
Ethan le regarda.
— Tu étais réveillé ?
— Depuis une heure.
Kael fronça légèrement les sourcils.
— Pourquoi tout le monde est réveillé si tôt ?
Lucian prit une gorgée.
— Parce que certains d'entre nous ont des responsabilités.
Ethan le regarda.
— Tu viens de passer une soirée entière à parler avec des nobles.
— C'était une responsabilité.
— Bien sûr.
Lucian sourit.
Kael les observa quelques secondes.
Puis un léger sourire apparut sur son visage.
La soirée précédente lui semblait déjà loin.
Pourtant, quelque chose en lui avait changé.
Il ne savait pas exactement quoi.
Peut-être simplement le fait d'avoir vu autant de personnes réunies autour de sa famille.
Peut-être d'avoir entendu parler de ses parents autrement.
Ou peut-être simplement d'avoir passé une soirée sans avoir à chercher la moindre réponse.
Il se sentait plus léger.
Pour quelques heures du moins.
---
Dans la salle de réception, le travail continuait.
Noah était assis sur une chaise, observant les serviteurs ranger les tables.
Il avait l'air épuisé.
Lysandra se tenait près de lui.
— Tu n'as presque pas dormi.
— Je sais.
— Pourquoi ?
Noah réfléchit.
— J'ai trop mangé.
Adrian, debout à côté d'eux, le regarda.
— Ce n'est pas une raison pour ne pas dormir.
— J'avais besoin de digérer.
— Pendant toute la nuit ?
— C'était un repas très important.
Lysandra rit.
— Tu es vraiment impossible.
Noah se redressa.
— Mais avoue que la nourriture était incroyable.
Adrian hésita.
— Oui.
Noah sourit.
— Merci.
— Ce n'est pas une victoire.
— Pour moi, si.
Kael entra dans la salle à ce moment-là.
Noah leva immédiatement la tête.
— Patriarche.
Kael s'arrêta.
— Quoi ?
Noah prit une expression solennelle.
— J'ai une plainte officielle.
— À propos de quoi ?
— Du banquet.
Kael le regarda.
— La nourriture n'était pas bonne ?
— Elle était excellente.
— Alors ?
— Il n'y en avait pas assez.
Adrian ferma les yeux.
— Noah…
Kael resta silencieux quelques secondes.
Puis il répondit :
— Je ferai transmettre ta plainte au cuisinier.
Noah hocha la tête avec sérieux.
— Merci.
Lysandra éclata de rire.
Kael sourit légèrement avant de regarder autour de lui.
La salle était déjà presque méconnaissable.
La décoration avait disparu.
Les tables commençaient à être retirées.
Les fleurs étaient regroupées dans des paniers.
Il ne restait que quelques traces de la célébration.
— C'était une bonne soirée, dit Lysandra.
Kael acquiesça.
— Oui.
Adrian le regarda.
— Tu avais l'air plus détendu vers la fin.
Kael réfléchit.
— Je crois que je l'étais.
Noah sourit.
— Tu as même ri plusieurs fois.
Kael le regarda.
— Vous avez décidé de tous retenir ça ?
— Évidemment.
— Pourquoi ?
— Parce que c'est rare.
Kael secoua la tête.
Mais son sourire ne disparut pas.
---
Un peu plus tard, les quatre amis sortirent dans les jardins.
L'air était frais.
Après le bruit de la veille, le silence semblait presque étrange.
Les lanternes magiques installées le long des chemins avaient été éteintes.
Certaines fleurs avaient légèrement perdu leur fraîcheur après avoir passé la nuit dans les décorations.
Kael marcha lentement.
Noah regardait les alentours.
— C'est bizarre.
— Quoi ?
— Hier, il y avait des centaines de personnes ici.
Il désigna les jardins.
— Et maintenant, on dirait que personne n'est jamais venu.
Lysandra sourit.
— C'est probablement l'avantage des grands domaines.
Adrian observa les bâtiments.
— Ou leur inconvénient.
Kael regarda les fenêtres de la résidence.
— Pourquoi ?
Adrian haussa légèrement les épaules.
— Parce qu'un endroit aussi grand peut facilement cacher des pièces inutilisées.
Noah se tourna vers lui.
— Tu recommences.
— Je n'ai rien dit de particulier.
— Tu as exactement dit ce qu'il ne fallait pas dire après tout ce qu'on a vécu à Asteria.
Kael eut un léger rire.
— Cette fois, il n'y a rien.
Adrian le regarda.
— Tu en es certain ?
Kael observa le domaine.
Puis il répondit :
— Non.
Noah soupira.
— Voilà.
Lysandra regarda Kael.
— Tu penses vraiment qu'il pourrait y avoir quelque chose ?
— Dans un domaine aussi ancien ? Probablement.
Il marqua une pause.
— Mais ça ne veut pas dire que tout est important.
Adrian acquiesça.
— C'est vrai.
Kael continua d'avancer.
Il ne voulait pas transformer chaque détail de la maison en énigme.
Il avait appris cette leçon à Asteria.
Certaines choses pouvaient simplement être anciennes.
Un bâtiment pouvait craquer.
Une porte pouvait rester fermée.
Une vieille salle pouvait ne plus être utilisée.
Il n'était pas nécessaire d'y voir immédiatement une menace.
Pourtant, lorsqu'ils passèrent devant l'aile nord, Kael ralentit.
La grande partie du bâtiment était presque entièrement silencieuse.
Les fenêtres étaient anciennes.
Les rideaux tirés.
Aucune décoration.
Aucun serviteur.
Kael observa l'entrée.
Noah remarqua son regard.
— C'est l'aile dont Aldren parlait ?
Kael acquiesça.
— Oui.
Adrian regarda le bâtiment.
— Elle est vraiment abandonnée.
— Pas abandonnée, corrigea Kael. Simplement inutilisée.
— Depuis combien de temps ?
— Je ne sais pas exactement.
Lysandra s'approcha légèrement.
— Tu y es déjà allé ?
Kael réfléchit.
— Quand j'étais petit.
Noah ouvrit de grands yeux.
— Et tu ne nous l'avais jamais dit ?
— Je n'y ai presque aucun souvenir.
Il regarda la porte principale.
— Mon père m'y avait emmené une fois.
Cette phrase attira immédiatement l'attention des trois autres.
Kael resta silencieux quelques secondes.
Puis il ajouta :
— Je crois.
Adrian ne posa pas de question.
Il avait appris à reconnaître les moments où Kael préférait ne pas parler.
Noah, lui, ouvrit la bouche avant de se raviser.
Lysandra lui lança un regard discret.
Noah comprit.
Il referma la bouche.
Kael leur en fut reconnaissant.
Ils reprirent leur chemin.
Mais après quelques pas, Kael regarda une dernière fois l'aile nord.
Il ne savait pas pourquoi.
Quelque chose dans cette partie du domaine lui semblait étrangement familier.
Pas inquiétant.
Pas encore.
Simplement…
familier.
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Plus tard dans la matinée, Kael se rendit dans la salle d'entraînement.
Darius y était déjà.
Il était en train de vérifier plusieurs équipements avec quelques chevaliers.
Lorsqu'il aperçut Kael, il salua immédiatement.
— Patriarche.
Kael s'approcha.
— Tu n'as pas dormi ?
— Un peu.
— Combien ?
Darius réfléchit.
— Suffisamment.
Kael plissa les yeux.
— C'est une réponse de quelqu'un qui n'a pas assez dormi.
Darius sourit.
— Et toi ?
— Pareil.
— Alors nous sommes deux.
Kael regarda les chevaliers.
Ils terminaient de ranger les armes utilisées pour les entraînements précédents.
Darius s'adressa à eux.
— Vous pouvez prendre votre matinée.
Les hommes saluèrent avant de quitter la salle.
Lorsqu'ils furent seuls, Darius regarda Kael.
— Quelque chose te préoccupe ?
— Non.
Darius attendit.
Kael soupira.
— Peut-être un peu.
— Quoi ?
— L'aile nord.
Darius resta silencieux.
— Pourquoi ?
— Je ne sais pas.
Il s'appuya contre l'une des tables.
— Je me souviens vaguement y être allé avec mon père quand j'étais enfant.
Darius hocha lentement la tête.
— Je savais qu'il t'y avait emmené.
Kael releva les yeux.
— Tu le savais ?
— Oui.
— Pourquoi tu ne me l'as jamais dit ?
— Parce que je pensais que tu t'en souvenais.
Kael secoua la tête.
— Je n'en ai presque aucun souvenir.
Darius réfléchit.
— Il ne m'avait pas expliqué pourquoi il t'y avait emmené.
Kael resta pensif.
— Tu étais là ?
— Pas à l'intérieur.
Darius s'approcha.
— Je vous attendais dans le couloir.
Kael le regarda.
— Et combien de temps ?
— Je ne sais plus.
Darius sourit légèrement.
— Ton père avait l'habitude de dire que certaines conversations devaient rester entre un père et son fils.
Kael baissa légèrement les yeux.
Cette phrase lui fit quelque chose.
Il avait souvent essayé de reconstruire les dernières années de ses parents à partir de fragments.
Des lettres.
Des souvenirs.
Des documents.
Des témoignages.
Mais il y avait toujours eu des moments qu'il ne pouvait pas retrouver.
Des conversations auxquelles il n'avait pas assisté.
Des choses qu'on ne lui avait jamais expliquées.
Il releva les yeux.
— Tu crois qu'il m'avait emmené là pour une raison importante ?
Darius réfléchit.
— Peut-être.
Kael attendit.
— Mais je ne peux pas te le confirmer.
— Je sais.
Darius posa une main sur son épaule.
— Et tu n'as pas besoin de chercher aujourd'hui.
Kael le regarda.
— Tu me connais bien.
— Depuis longtemps.
Kael sourit.
— Trop longtemps.
— Probablement.
Ils restèrent quelques secondes en silence.
Puis Darius retira sa main.
— Viens.
— Où ?
— Petit-déjeuner.
Kael fronça les sourcils.
— J'ai déjà mangé.
— Alors deuxième petit-déjeuner.
— Ça n'existe pas.
— Chez les Veyron, si.
Kael eut un sourire.
— C'est Noah qui t'a appris ça ?
— Non.
— Aldren ?
— Encore moins.
Darius commença à sortir.
— C'est une tradition que je viens d'inventer.
Kael le suivit.
— Je vois.
---
Dans l'après-midi, une partie des invités encore présents quitta finalement le domaine.
Le silence revint peu à peu.
Les derniers carrosses partirent.
Les chevaliers reprirent leur routine habituelle.
Les serviteurs terminèrent de ranger les salles.
Et la Maison Veyron retrouva enfin son rythme normal.
Kael était dans la bibliothèque avec Ethan lorsqu'un bruit sourd retentit quelque part dans la demeure.
Ils relevèrent tous les deux la tête.
Ethan fronça les sourcils.
— Tu as entendu ?
— Oui.
Ils attendirent.
Plus rien.
Ethan se leva.
— Ça venait de quel côté ?
Kael regarda la porte.
— Je ne sais pas.
Il se leva à son tour.
Ils sortirent dans le couloir.
Quelques secondes plus tard, Lucian apparut.
— Vous aussi ?
Ethan le regarda.
— Tu as entendu ?
— Oui.
Kael observa son oncle.
— D'où venait le bruit ?
Lucian réfléchit.
— Je dirais… l'aile nord.
Le silence s'installa.
Ethan regarda Kael.
Kael ne répondit pas immédiatement.
Puis il marcha dans cette direction.
Ethan et Lucian le suivirent.
Le couloir devenait progressivement plus ancien.
Les décorations modernes disparaissaient.
Les tapis étaient plus usés.
Les fenêtres plus étroites.
La lumière plus faible.
Ils arrivèrent finalement devant la porte qui séparait l'aile principale de l'ancienne partie du domaine.
Elle était toujours fermée.
Kael s'arrêta.
— C'est ici.
Ethan regarda la porte.
— Elle est verrouillée ?
Lucian s'approcha.
Il posa une main sur la poignée.
Puis il fronça les sourcils.
— Non.
Ethan le regarda.
— Quoi ?
Lucian retira lentement sa main.
— Elle ne l'est pas.
Kael observa la serrure.
— Elle devrait l'être.
— Oui.
Lucian tourna la poignée.
La porte s'ouvrit.
Un courant d'air froid passa dans le couloir.
Personne ne parla.
Derrière la porte s'étendait un long passage plongé dans une pénombre presque complète.
La poussière recouvrait le sol.
Aucun bruit.
Aucune présence visible.
Kael resta immobile.
Une sensation étrange parcourut son esprit.
Il ne savait pas pourquoi.
Mais il avait déjà vu cet endroit.
Pas récemment.
Pas dans un rêve.
Dans un souvenir.
Très ancien.
Fragmenté.
Il aperçut une image.
Une petite main tenant celle de son père.
Une lumière faible.
Un couloir.
Une voix qu'il ne parvenait pas à entendre.
Puis l'image disparut.
Kael cligna des yeux.
— Kael ?
La voix d'Ethan le ramena à la réalité.
— Ça va ?
Kael fixa le passage.
— Oui.
Lucian le regardait attentivement.
Il avait remarqué le changement.
— Tu te souviens de quelque chose ?
Kael hésita.
— Je ne sais pas.
Il fit un pas vers l'entrée.
Puis un autre.
Derrière lui, Ethan resta proche.
Lucian ne dit rien.
Ils avancèrent lentement.
Le passage semblait plus long que Kael ne l'imaginait.
Au bout de quelques mètres, ils découvrirent plusieurs portes.
Certaines étaient grandes ouvertes.
D'autres fermées.
La plupart portaient encore de vieilles plaques indiquant leur fonction.
« Salle des archives secondaires. »
« Bureau familial. »
« Salle des cartes. »
Kael s'arrêta devant la dernière.
La plaque était presque entièrement effacée.
Il passa doucement les doigts dessus.
— Mon père avait un bureau ici ?
Lucian s'approcha.
Il observa la plaque.
Son expression changea légèrement.
— Oui.
Kael se tourna vers lui.
— Tu le savais ?
Lucian ne répondit pas immédiatement.
Ethan le regarda également.
— Lucian ?
L'ancien professeur finit par soupirer.
— Je savais qu'il utilisait parfois cette partie du domaine.
Kael observa la porte.
— Pourquoi ?
— Pour travailler.
— Sur quoi ?
Lucian resta silencieux.
Kael comprit immédiatement.
Il n'insista pas.
Pas encore.
Mais cette fois, quelque chose était différent.
Ce n'était plus une simple aile oubliée.
Son père y était venu.
Peut-être souvent.
Et il avait travaillé ici.
Kael regarda la porte.
Puis il posa la main sur la poignée.
Elle s'ouvrit sans résistance.
La pièce était sombre.
Ethan alluma une petite lumière magique.
Un bureau ancien apparut.
Des étagères.
Des cartes roulées.
Quelques meubles recouverts de draps.
Et, sur le bureau, une fine couche de poussière.
Rien ne semblait avoir été touché depuis des années.
Kael entra.
Il ne savait pas encore ce qu'il cherchait.
Il ne savait même pas s'il y avait quelque chose à trouver.
Mais au fond de lui, une impression persistait.
Son père n'avait pas seulement vécu dans cette maison.
Il y avait travaillé.
Il y avait cherché quelque chose.
Et peut-être que cette pièce avait conservé une partie de ce qu'il avait laissé derrière lui.
Kael avança jusqu'au bureau.
Il posa doucement sa main dessus.
Une poussière fine s'envola.
Puis il remarqua quelque chose.
Un petit espace vide dans l'une des étagères.
Comme si un objet avait été retiré depuis longtemps.
Il observa l'emplacement.
Puis les livres autour.
Rien.
Pas de lettre.
Pas de coffre.
Pas de message.
Seulement cette absence.
Kael resta silencieux.
Lucian entra à son tour.
Il regarda la pièce.
Puis Kael.
— Nous devrions peut-être attendre Ethan avant de fouiller davantage.
Kael hocha la tête.
— Oui.
Il se retourna vers la porte.
Mais juste avant de sortir, il entendit un très léger bruit.
Un clic.
Il se retourna immédiatement.
La petite horloge posée au fond de la pièce venait de bouger.
L'aiguille des secondes avançait.
Une fois.
Deux fois.
Trois fois.
Puis elle s'arrêta.
Kael fixa l'horloge.
Ethan s'approcha.
— Elle fonctionne encore ?
Lucian observa le mécanisme.
— Apparemment.
Kael ne répondit pas.
Il regarda simplement l'horloge.
Puis la porte.
Puis l'ancien bureau de son père.
Pour la première fois depuis leur arrivée au domaine, il eut la certitude que quelque chose, ici, n'était peut-être pas simplement resté dans le passé.
Et cette fois…
il ne s'agissait pas d'un souvenir.
Quelque chose venait peut-être de commencer.