Chapter 5 of 5
Chapitre cinq
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Edna observe la réaction des élèves avec une satisfaction amère. La peur, l'incertitude... C'est un début. Certains, visiblement ébranlés, tripotent nerveusement le tissu de leurs capes, leur regard oscillant entre l'objet et Katsuki, toujours prostré au sol. D'autres semblent minimiser l'incident, le considérant comme un simple accident, une coïncidence malheureuse. Erreur ! L'aveuglement est leur pire ennemi.
Edna se tourne vers le professeur, un homme aux cheveux longs, qui s'approche d'elle avec un air soucieux.
– Mode-san, je suis Aizawa, responsable de la classe 1A. Je vous remercie d'être intervenue aussi rapidement. J'étais coincé de l'autre côté à cause de la cape qui bloquait le mécanisme de la porte...
La petite femme hausse un sourcil.
– Inutile de me remercier, j'ai simplement évité une mort stupide. Mais ce n'est qu'un début. Il faut agir et vite ! D'autres accidents peuvent se produire.
Aizawa soupire.
– Je comprends vos préoccupations, mais il n'est pas facile de changer les mentalités. Les capes font partie intégrante de l'image du héros, au Japon. C'est une tradition...
Edna l'interrompt, la voix froide comme la glace :
– Une tradition stupide et dangereuse. Les traditions ne doivent pas primer sur la sécurité. L'image du héros ne doit pas se construire sur des mensonges et des illusions.
Elle balaye l'arène du regard, observant les élèves, leurs capes flottant au gré du vent. Une idée germe dans son esprit. Une idée audacieuse, radicale, qui pourrait bien faire basculer l'opinion publique et forcer les autorités à agir. Elle se tourne alors de nouveau vers le professeur, déterminée.
– Je vais organiser un défilé. Un défilé de mode révolutionnaire, qui prouvera au monde entier que les costumes peuvent être à la fois élégants et sécuritaires. Que les capes sont... totalement inutiles.
Aizawa la fixe, interloqué. Un défilé de mode ? Dans leur académie ? L'idée est pour le moins surprenante. Il perçoit pourtant chez la styliste une détermination inébranlable, une force de conviction qui pourrait bien déplacer des montagnes. Il sait que la convaincre d'abandonner son projet serait peine perdue. Il soupire de nouveau, résigné.
Une rafale de vent fait claquer les capes des élèves, créant un bruissement sinistre qui emplit l'arène. Izuku sent un frisson remonter le long de son dos.